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Arcachon - Narbonne

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Raid en roller Arcachon - Narbonne

Equipe

Nathalie Maïer ; Ronan Bréard ; Cédric Sanson ; (Pascal) ; Eric Véron.

Objectif

L'idée est de relier l'océan Atlantique à la Méditerrannée : on part d'Arcachon pour aller à Narbonne le long de la Garonne puis du canal du Midi. Je reconnais qu'on aurait pu relier Biarritz à Perpignan en se faisant les Pyrénées dans leur longueur ; Mais, cette année, on a encore nos sacs et on est pas encore prêts à se taper des montées de 20 km avec 15 kg sur le dos pour se faire peur dans des descentes à 80 km/h. On verra peut être quelques cols mais ce sera sans sacs.

  • Durée prévue : 8 étapes plus une journée de repos
  • Distance prévue : 520 km

C'est la seconde édition d'un tel raid (sans assistance) : la préparation est un peu plus facile et on sait à quoi s'attendre. Les chargements oscillent entre 9 et 15 kg. Normalement, le relief sera plus doux que l'année précédente.


Résumé

Les objectifs ont été pleinement atteints à l'inverse de l'année précédente où ils ne l'étaient que partiellement. Les conditions étaient plutôt difficiles : beaucoup de chaleur, le bitume n'était pas forcément de première qualité. Ce fut un raid éprouvant sur 520 km.
A noter que les pistes cyclables landaises sont nombreuses et très longues (cf. première étape), que la région est magnifique, les gens y sont accueillants (on a jamais eu autant de message d'encouragements sur les routes) quand ils ne dorment pas entre 12h et 16h.
La moyenne kilométrique quotidienne est passée à 65, la durée du raid était un peu plus importante. On ne peut pas trop comparé avec celui de l'année dernière tant les conditions étaient différents mais je suis persuadé qu'on a quand même progresé un peu.


Le parcours

Premier jour : le dimanche 06 juillet ; arrivée à Arcachon et bac pour Arès.

On a pris une voiture de location (Mégane climatisée) pour faire la route jusqu'au point de départ qui est en fait de l'autre côté du bassin d'Arcachon : Arès. On dépose la voiture dans la cité balnéaire pour prendre le bac désormais traditionnel pour rejoindre Arès. Le bateau arrive forcément seulement à 20 km de là où on veut aller et on est obligé de chausser pour rejoindre le premier camping.

Les premières pistes cyclables.
On goûte aux premières pistes cyclables landaises à travers des forêts de pins. L'avant-goût de l'étape du lendemain (essentiellement sur pistes) est alléchant : un beau revêtement, de l'ombre (on se rend compte que c'est important), de belles lignes droites. Le camping ("le pot de résine") à Arès est plutôt sympa et le maître des lieux captive notre attention.

Prise du bac dans le bassin d'Arcachon

Second jour : le lundi 07 juillet ; Arès - Saint-Symphorien (80 km)

La première étape, une des plus longues mais uniquement sur pistes cyclables.
Aucun relief, bitume de bonne qualité, les pistes passent dans les forêts de pins et consistent en d'interminables lignes droites. Pour signaler un ou 2 défauts (quand même), ces pistes ne sont pas assez larges pour faire une bonne double-poussée et quelques portions finales présentent des poteaux régulièrement qui nous oblige à relever la tête du sac de celui qui nous précède.
Le long du bassin, des STOP nous cassent la moyenne mais on se rattrape plus tard.

55 km avant la pause déjeuner et on arrive à St-Symphorien vers 15h30 au camping de la Hure sous les grillons. Les blessures se concentrent sur Eric qui fait son chemin de croix. Demain déjà, les chiffons "anti-tendinite" prendront place dans ses patins. Heureusement pour le moral que les Mars du soir n'étaient qu'à 100 m du camping.
Cette première étape est prometteuse : on arrive tôt et on a fait beaucoup de km. Demain on quittera la piste pour rejoindre (au plus court) le canal latéral en directionde Casteljaloux.


Troisième jour : 08 juillet ; Saint-Symphorien - Casteljaloux (70 km)

La piste de la veille nous a séduits et est annoncée jusqu'à Bazas. Sous l'infuence de Nathalie et Cédric, on décide alors d'un changement d'itinéraire et de profiter de la piste jusqu'à sa fin annoncée mais non tracée sur la carte. Surprise, elle s'arrête bien avant Bazas (en gros là où l'indique la carte). Demi-tour de 5 km pour reprendre une route pas trop empruntée.
Là, le bitume se détériore mais encore rien de bien catastrophique. Une pause de midi dans un petit bar où la chaleur nous prive de toute énergie. Encore un mardi pour Ronan qui ne fait que emmerger l'après-midi après un matin à la traîne. Les premiers dénivelés (léger) font leur apparition, le graton réveille les chevilles et la chaleur se fait sentir.
On repart sous un soleil de plomb vers le camping qui nous attend avec encore des pins, des grillons et un lac où il n'aurait pas fallu se baigner. On finit la journée par un bon repas où l'addition sélective se révèle très légère.


Quatrième jour : mercredi 09 juillet ; Casteljaloux - Layrac (75 km)


Ne pas s'y fier ; l'étape n'a pas été de tout repos.

Une belle et éprouvante étape. On se réveille dans la fraîcheur toute relative pour Agen. On quitte Casteljaloux par une série de bosses où les gars s'amusent dans les descentes. Du graton dès le matin, une pause à l'intermarché de Port-st-Marie, une belle départementale l'après-midi pour rejoindre Agen. Fini le graton mais le mal, déjà bien établi, s'est enraciné dans nos tendons, muscles et même moral. La moyenne augmente d'un coup à la hauteur du traffic automobile.


On se renseigne pour savoir où est le camping : à 7 km de la ville, dans la mauvaise direction et sans place à l'ombre. On entend dire qu'un camping pourrait être à Layrac et on décide de poursuivre encore un peu de 10 bons km. Arrivés là-bas, le camping a fermé quelques mois plus tôt et on prend alors une chambre dans un hôtel pas cher du tout. Le moral remonte devant un repas riche en attendant que la chaleur daigne un peu se retirer ... en vain.
Il a fait très chaud, c'était long et gratonneux ; heureusement qu'une étape salvatrice est prévue demain.


Cinquième jour : 10 juillet ; Layrac - St-Nicolas-de-la-Grave (40 km)

Petite étape pour récupérer de la veille. Normalement, une soirée descente est prévue : à 3 km du camping, 2 descentes à 16 et 20 % sont indiquées sur la carte. Une grosse montée au départ, passage à côté de la centrale nucléaire pas loin de Valence d'Agen, la montée des championnats du monde sur route à Auvillar expédiée par Cédric et Ronan. On arrive dans un petit bourg plein de charme pour ensuite repartir sur du graton pour St-Nicolas.

On mange à St-Nicolas à l'ombre d'un tilleul sur la place du village puis on rejoint le camping où ombre, herbe (à la place des épines de pins) et piscine nous attendent. Les descentes prévues sont en fait très mal bitumée et il nous sera impossible de les faire ; en plus, il fait vraiment trop chaud.


Sixième jour : vendredi 11 juillet ; St-Nicolas-de-la-Grave - Toulouse (65 km)

Pascal, un pote toulousain de Cédric est venu nous accompagner pour l'étape. C'est un gros rouleur, aussi fort que Cédric et il vient avec ses Sierra et ses 84 mm.


Un de plus dans le peloton.

Le rythme est plutôt bon et on attaque par un belle montée. On avance vraiment bien puis on fait une très grosse descente où les sacs jouent enfin leur rôle moteur. La descente est longue, sinueuse, rapide (idéale quoi) et arrive sur des dos d'âne dans un petit bourg. Eric arrive en tête suivi de Ronan et Cédric et tous sont obligés de sauter sur les dos d'âne autour de 60 km/h.
On mange à Grenade sur la piste des championnats d'Europe que Ronan teste par quelques parallèles : "Ca slide pas mal".

On arrive ensuite sur la pise longeant le canal latéral. Une belle piste ombragée où Cédric et Eric se font un très bon rythme derrière Pascal (sans sac). On trouve le camping de Sesquières toujours dans la chaleur.
L'étape s'est déroulée sur du très bon bitume, pas de difficulté notable, pas trop de circulation ; on a dû faire une très bonne moyenne.


Septième jour : 12 juillet ; Etape de repos à Toulouse

Cédric profite de cette journée pour faire du ski nautique avec Pascal tandis que les autres larvent sur une des places du coeur de la ville en essayant sans succès de réguler leur température interne en s'abreuvant de bière ou autre boissons rafraîchissante. La soirée se termine chez Pascal avec un barbecue et la vidéo de la course de Nice et des 24 heures en roller 2003. On boit, on goûte le prune locale qui n'a rien à envier à notre Calva.


Huitième jour : dimanche 13 juillet ; Toulouse - Castelnaudary (65 km)


Le canal du Midi.

Encore une étape éprouvante. Le vent d'Autan s'est levé durant la nuit et s'est un bon 60 km/h contre lequel il faudra lutter sur toute l'étape. La soirée de la veille nous fait lever un peu tard et on s'apprête à arriver au camping à une heure tardive. Sur les conseils (pas assez avisés) de Pascal, on va ne faire que 25 km sur la pistes cyclables du canal du midi pour ensuite prendre les routes qui normalement sont refaites et offrent un relief adouci.

Après une pause de midi au bout de la piste, on continue dans une chaleur suffoquante au milieu des corbières, région où le vent s'accélère et sèche le moindre organisme vivant qui aurait l'idée de passer par là. Finalement, la route n'est pas refaite entièrement et à cause de la chaleur fond sous nos roues. Lorsqu'elle n'a pas été refaite, c'est un véritable graton sur lequel il faut évoluer. Les montées arrivent : Ronan et Eric en expédient une première de 3 km, puis c'est le col de Sanson (317 m) que l'on 'gravit'. La descente est terrible : le bitume est rugueux à souhaits et les chevilles hurlent.


Le col de Samson.


C'est en grimaçant que l'on arrive au camping de Castelnaudary, éloigné de tout et nous obligeant à rechausser le soir pour aller manger. Tout le monde est fatigué après cette étape mais il ne reste que 2 jours et on en voit le bout.


Neuvième jour : 14 juillet ; Castelnaudary - Moux (65 km)

Le vent a encore tournée et se retrouve dans notre dos. On se réveille tôt, déjeune vite et le rythme donné est encore très bon. On fait une très bonne moyenne le matin sur un graton acceptable. Une grosse trace de Cédric et Eric (32 km/h de sur 8 km !!!). Une pause à Carcassonne à 11h30 où, galvanisés par les conditions de la journée, on décide de reculer notre arrivée d'étape jusqu'à Moux, 20 km plus loin. Une sortie sympathique de Carcasonne sur une petite route puis la route vers Moux se fait vent dans le nez, sous la canicule et sur du graton !!! Les conditions changent du tout au tout mais Narbonne se rapproche.
L'étape devient dure et Nathalie la fait plutôt en solitaire à cause d'une énorme ampoule qui ne lui permet pas de suivre notre rythme sur le graton. La suite est tout aussi difficile jusqu'à Moux où on peste tour à tour contre la chaleur et le graton. On arrive (presque à bout) au camping (pas facile à trouver) qui est en fait une auberge conviviale pour motard, tenue par des allemands. La maison est fraîche, le verger nous met à disposition des fruits (mirabelles, figues) et le repas succulant ; Eric va même jusqu'à demander une assiette de pâte que le propriétaire cuisine lui-même avec une recette italienne. Y en a pour 5 et c'est délicieux.
La prolongation jusqu'à Moux va nous permettre le lendemain de fait une petite étape jusqu'à Narbonne.


Cédric parti en tête.

Eric l'a suivi tant bien que mal.

Dixième jour : mardi 15 juillet ; Moux - Narbonne (40 km)

Après une petit-déjeuner frugal à la boulangerie de Moux, un choix s'impose. On peut prendre vers le sud pour aller à Narbonne via Port-La-Nouvelle pour faire une piste cyclable indiquée sur la carte le long de l'étang de Narbonne. On nous signale qu'elle n'est peut-être pas bitumée et, choisissant la facilité, on décide de couper directement vers Narbonne pour faire 40 km plutôt que 70.


L'arrivée à Narbonne.

Nathalie a du mal aujourd'hui, les conditions ne sont pas bonnes (du vent, de la pluie même et du graton). On est obligé de faire des détours pour éviter la nationale trop empruntée pour prendre une départementale qui, en fait, n'a rien à envier à sa grande soeur et est tout aussi fréquentée. Elle nous mène tout droit vers Narbonne et c'est sans cris de joie que l'on franchit le panneau pourtant tant attendu.


On réserve une voiture, on mange au coeur de la ville puis on rechausse une dernière fois pour retrouver la route de Perpignan où nous attend notre moyen de locomotion pas favori mais nettement plus rapide et moins fatiguant. On reprend l'autoroute et on remonte toutes nos étapes en moins de 4 heures.


Pressés de rentrer par les orages qui arrivent, on rentre directement sur Caen sous des pluies violentes, des raffales et de l'orage. Aucun de nous n'avait encore vu ça : pendant plus de 6 heures, des éclairs, des fortes pluies du vent violent sur tout l'Ouest de la France. On arrive à Caen, conduit par Nathalie, vers 5 heures du matin, fatigués, contents, hallés.

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