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Raid en roller Le tour de la Manche - V2.0

Equipe

Thibault O. Thomas L. Eric V.

Objectif

  • Durée prévue : 3 étapes sans journée de repos
  • Distance prévue : 305 km
  • Pas d'assistance

Résumé

Quelques hésitations nous traversèrent bien l'esprit avant de prendre le départ ; En effet, le temps ne s'annonce pas clément. Mais, même la menace de quelques gouttes de pluie, des températures proches du 0, un vent de face digne des bons planchistes ne nous ont pas fait reculer et nous sommes partis le vendredi matin, à 9h à la gare de Caen.
La première étape est bouclé en moins de 40 minutes : le temps est finalement assez sec, il fait bon et les fauteuils sont assez confortables.
Mais cela ne va pas durer.

Première étape : Carentan-Cherbourg

On chausse finalement un peu avant 10h à la gare de Carentan.
L'idée est de faire le tour du Cotentin par la route la plus proche de la côte. Aussi, on pique vers Utah Beach.
Thomas est équipé d'un skatedrive afin de porter les sacs ; On commence par rouler le skatedrive à vide, histoire de le prendre en main. On trouve ça marrant, assez ludique. Quelques averses assez courtes jonchent nos premiers kilomètres vers la plage, sans pour autant atteindre le moral des troupes. Seul le vent, plutôt fort et établi nous fait redouter un peu de difficultés pour la suite de l'étape.
On arrive à la plage, et l'azimut change un peu car : on remonte vers le NNO, tenant tête au vent. Les choses se compliquent un peu : le vent est assez fort, le graton ne voulant pas être en reste se montre aussi sous son plus mauvais jour ; et pour couronner le tout, le skatedrive est loin de nous faciliter la tâche. Nous progressons doucement, nous relayant en tête. Le paysage est magnifique, la route longe la plage, la mer est démontée.
La pause se fait à St-Vaast, que l'on rejoint par un kilomètre vent dans le dos sur une route neuve, presque salvatrice. Un petit resto sympa où notre accoutrement facilite le contact avec l'autochtone. Tibo fait encore son rémi et ne mange que de la pâte d'amandes multicolore.
Puis, revient l'heure du départ.
Les conditions sont dans un premier temps identiques, le relief se faisant cette fois-ci un peu plus sentir.
Le paysage change un peu, on passe Réville, Barfleur, Gatteville et son phare, Fermanville .... Le vent est un peu plus de travers et la route s'améliore. Malgré notre aide, Tibo fait l'essentiel du boulot devant.
Tibo tient bien la barre, fait face au vent
Hisse et ho, mon Tibo
Poussant sa croix, il file droit devant
Il ira presque jusqu'à San Francisco
On passe par quelques superbes criques qui me rappellent des souvenirs, le soleil fait de plus en plus son apparition.
Les forts Napoléoniens annoncent Cherbourg, tant attendu ; les derniers kilomètres semblent un peu plus cool, le réconfort d'un bon repas et d'une bonne nuit de repos pointe le bout de son nez.
Les derniers hectomètres se font avec une belle montée et l'accueil est à la hauteur : un bon chocolat chaud que nous réserve la mère de Thomas.

Finalement, on fait fait un peu plus de 90 km, essentiellement par fort vent de face, essentiellement sur un bitume réservé pour les tracteurs manchots.
Le repas se fait avec les parents de Thomas, les mets appréciés, le pain délicieux, l'ambiance est détendue ; la fatigue nous gagne rapidement. Demain, une grosse journée nous attend encore.

Anse du Brick Anse du Brick Anse du Brick
Quelques kilomètres avant Cherbourg, à l'anse du Brick



Seconde étape : Cherbourg-Carteret

Le lever se fait vers 8h ; un premier coup d'oeil à l'extérieur nous indique que le vent se joint encore à nous, que le ciel est si chargé qu'il nous tombera peut-être sur la tête.
Le départ est frais et on gagne rapidement le bord de mer, cela nous manquait. Et, on est servi : les vagues essaient, depuis la veille de briser les fortifications initiées par Vauban ; mais ce sont elles qui sont pulvérisées : elles s'éclatent, tentent de s'élèver vers des cieux à peine plus bleus puis retombent à l'état de simples goutelettes ; là où elles étaient vague et puissance, elles ne sont rien de plus que de vulgaires embrunts.

La piste cyclable longeant le rivage est un peu arrosée (c'est un euphémisme) ; les vagues, que dis-je, les paquets de mer, les sacs d'eau (n'en déplaise à S. King) passent régulièrement au dessus, déchargent sur la piste les algues indésirables, tentent de concrétiser la montée des eaux. Pendant quelques mètres le raid se fait à bord du Neptune puis la poursuite sur la piste se fait dans des conditions plus normandes. Cela semble assez long car le vent n'a pas faibli durant la nuit.

On sort de Cherbourg par l'Ouest, attaquons les premiers cols sur un bitume qui n'a rien à envié à celui de la veille, traversons Osmonville, piétinons Port Racine, dévastons Goury ... Les paysages se suivent, ne se ressemblent pas, émerveillent nos yeux, construisent nos souvenirs.
La pause se fait à Beaumont, dans un p'tit rad' bien sympathique, au plus profond du Cotentin, avec des normands tout aussi profonds, des normands pas aussi impénétrables qu'il n'y paraissent, Tibo pourrait nous le confirmer ;), à moins que l'alcool ne les aide à sympathiser.

La route se poursuit ensuite par Vauville, petite baie se prelassant en bas d'une longue descente, que tibo semble affectionner particulièrement. Durant tout l'après-midi, les montées succèdent aux descentes (rien de bien original me direz-vous) sur un graton égal à lui-même. Eric souffre un peu, s'accroche. L'étape continue sans trop d'embrouilles, menée par Thomas. L'arrivée sur Dielette est magnifique, le vent a semé un peu de sable sur la route, l'EPR avance mollement, les surfeurs ont déserté Siouville ... La fin d'étape se fait avec un vent plus favorable.
C'est seulement au bout de 95 km de paysages superbes, de dénivelés divers et variés que l'on arrive sur Carteret.
Les parents de Thomas répondent encore présents et nous ont préparé la maison qui reste néanmoins fraîche. Le repas se fait en trio, avec les ravioli de Tibo et un chauffage éléctrique des années 60 qui fournit en plus la bande son. Presque comme chaque raid, on se couche avant les p'tits vieux ; le lendemain, l'étape fait 120 km et, même si on s'attend à moins de dénivelés, il faudra se lever tôt.



Troisième étape : Carteret-Avranches

Le réveil se fait un peu plus tôt que d'habitude ; l'étape s'annonce longue : 120 km.
La veille, de la neige était annoncée, on s'empresse de regarder à l'extérieur ce qu'il en est, et finalement, on va pouvoir rouler sur le sec, du moins au début. Presque déçus des conditions climatiques 'normales', on se prépare tranquillement, nettoyons un peu la maison ; Puis, l'heure du départ sonne, les rollers froids et les pieds endoloris tentent de faire bon ménage.

Peu après 8h, nous voici dehors, le froid ne nous saisit même pas ; Vu la longueur de l'étape et l'annonce de pluie à la mi-journée, on a décidé de prendre essentiellement une départementale, que l'on sait roulante et, à cette époque, pas trop fréquentée. Ce choix fut le bon et notre progression se fait sans trop de soucis. Eric passe devant pour calmer les ardeurs de Thomas qui, dès les premiers kilomètres, hausse le rythme de façon inconsidérée. Le spectacle est certes moins beau que les jours précédents, même si Carteret et Portbail n'ont que peu à envier auprès de certains villages des jours précédents ; mais l'heure est au kilométrage.
On navigue en terrain connu (et déjà conquis pour l'un d'entre nous) ; les parents d'Eric viennent au devant pour nous accompagner ; On les rejoint à Créances et ils prennent mon sac (on sent un léger favoritisme). Allégé de la sorte, je peux repasser devant et faire le rythme. A part, le temps de dire bonjour à quelques autochtones, nous ne faisons que peu de pauses ; la route est assez simple : les villages sont familiers, le dénivelé et le graton des jours précédents ont laissé la place à un asphlate plutôt roulant.

La pause de midi se fait à Regnéville à 60 km de notre point de départ matinal, chez mes parents qui nous ont préparé un petit repas. Arrivés au fromage, la pluie se met à tomber ; Eric avait dit qu'il n'allait pas rechausser l'après-midi (les R4 ont eu raison de ses chevilles) et Thomas hésite quand la pluie se fait plus forte. Tibo, lui, ne doute pas : il est là pour finir.
Finalement, les 2 enfilent de nouveau leurs patins, non sans quelques grimaces. Il leur reste 60 km, sous la pluie, avec quelques belles bosses et un peu plus de circulation. Je les suis en voiture, au sec, entre regrets et soulagements et avec leurs sacs.
Arrivés aux abords de Granville, Thomas décide de monter dans la voiture ; Et le spectacle commence.


Privé de ses deux partenaires, Tibo part comme une bombe. Le vent s'est un peu levé, forcément dans le nez ; la pluie l'accompagne toujours, mais la route est plutôt bonne. Une chance car le train est dans 1h30 et il lui reste 30 km à parcourir.
Tour à tour, nous le suivons ou le précédons ; Tour à tour, nous sommes impressionnés par son rythme qui ne faiblit pas ou le guidons tant bien que mal pour qu'il ne perde pas de temps. Tout au long de l'après-midi, le train qu'il s'impose ne diminuera pas et lui permettra d'avoir celui de la SNCF, à 1 ou 2 minutes près. Les derniers kilomètres sont un peu tendus car on sait que ça se joue à la minute ; la pluie redouble, le bitume est roulant, la rou(t)e tourne pour donner à Tibo le vent dans le dos, la gare est proche.
Finalement, c'est l'arrivée à Avranches ; à peine le temps d'une photo d'arrivée, on récupère les sacs et sautons dans le train. Tibo ne déchaussera d'ailleurs qu'à la douce chaleur du wagon, à moins que ce ne soit à celle de nos congratulations.

Tibo a accompli 306 km, Thomas autour de 275 et Eric, 247.

On prend place dans le train, que dis-je, on en prend possession, attirant le regard (particulièrement quand Tibo dévoile son corps d'athlète endolori par l'effort ;)).

Puis le retour à Caen se fait encore à pied pour Thomas et moi-même ; Seul Tibo rechausse pour faire les quelques kilomètres qui le sépare de son home sweet home.



Le petit mot de la fin

Ce fut un bien joli raid, dans des conditions extrêmes ; le Cotentin est certes magnifique, il n'en reste pas moins pourvu de routes spéciales tracteurs. Le vent fut de la partie l'essentiel du temps, agrémentant les beaux paysages d'une mer démontée. Il nous faut tout de même remercier les parents de Thomas ainsi que les miens pour leur hébergement, leurs repas et leur accompagnement, aides sans lesquelles l'arrivée aurait peut-être été plus tardive.
Il est déjà question de faire d'autre parcours de ce genre, mais, pour Tibo et moi, avec des rollers plus adaptés cette fois-ci.



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